Discussions entre aurore et aube avec ALBA LUA.

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Écrire sur un groupe que l’on affectionne secrètement est toujours délicat. Surtout lorsqu’on se veut un brin objectif. Difficile fut l’épreuve du Silencio. Néanmoins, on a pu revoir ALBA LUA à L’international (9/10/12) et le lendemain à La Cigale pour se rassurer que ce groupe est toujours aussi délicieux en live. Et tout aussi sympa lorsqu’il s’agit de répondre à des questions dans les couloirs de La Cigale. Rencontre avec Clément, Pascal, Thomas et Benoît. (Photo : Marie Bouthier)

D’abord duo, puis trio, maintenant quatuor, est-ce le live qui vous poussé à vous agrandir ? Ou pour des raisons artistiques, vous recherchez de nouveaux instruments ?
Clément (chant, guitare) : Je crois oui, un peu des deux.
Pascal (guitare) : Pas uniquement. On aime bien répéter, entendre les choses directement sans avoir besoin d’enregistrer pour s’en faire une idée. C’est aussi sympa de jouer ensemble. C’est avant tout pour la musique, pas que dans une optique de faire des concerts. Benoît compose ses parties de batterie, Thomas a aussi créé les lignes de basse. On ne fait pas tout tout seul non plus. On ne leur impose pas une partition. Il y a quand même un échange. En répèt, on aime bien faire de la musique à plusieurs, c’est plus sympa. Ça nous change des débuts. Nous étions tous les deux (Clément et Pascal, NDLR), dans une chambre au départ.

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Désormais, la composition se fait toujours à deux ou à trois, quatre ?
P : Non, c’est Clément qui écrit les morceaux, moi je les… décore, comme j’aime à le dire. On bosse tous les deux puis on montre aux autres.

Clément, j’ai constaté lors des derniers concerts d’Alba Lua que tu avais troqué la guitare acoustique pour l’électrique. Est-ce un choix définitif ?
C : Non, non, pas du tout. J’attends d’avoir un peu plus d’argent pour acheter une belle folk. J’en avais marre de ma précédente guitare. Dans le meilleur des cas, j’aurai une belle folk et une électrique. Pour varier. Je suis assez d’accord avec toi, l’électrique c’est chiant, j’adore l’acoustique.

Je sais que vous avec un album en projet. Qu’en est-il ?
P : Ca y est, il est enregistré.

À Barcelone, comme pour l’EP ?
P : Non, on l’a enregistré avec Joakim, le DJ du label Tiger Sushi.
C : On a enregistré ici à Paris, dans le 10ème. On cherche un label pour le sortir. Vu qu’on s’est embrouillés avec notre ancien label, c’est un peu mort de ce côté.
P : Donc on a un album super, et on cherche un label cool pour le sortir.

Combien de chansons avec vous ?
C : On en a quatorze. Et on en mettra dix ou onze sur l’album.

Je remarque que vous jouez de plus en plus à Paris. C’en est fini de Bordeaux ?
(NDLR : les intéressés on répondu en même temps « oui », « ah non », « ça y est, nous sommes parisiens »)
P : C’est vrai qu’avant nous jouions tout le temps au Saint-Ex.
Thomas (basse) : En fait, tout dépendra de ce que l’on nous propose. Si on a des opportunités à Bordeaux, on jouera à Bordeaux.

Sur la page Facebook du groupe, vous indiquez être fan de Shakira ! Vrai ?
C : Ah bon? … Tu sais, je suis un grand fan de Shakira. (rires)

Les textes d’Alba Lua sont empreints de références poétiques telles que Gérard de Nerval, Pierre Louÿs, David Lynch, Herman Melleville.
C : J’écris beaucoup de poèmes en français, mais pour chanter, je préfère l’anglais. C’est une langue très modulable, on peut faire trainer les mots. J’ai une approche assez libre du texte.

Vos projets immédiats, c’est de sortir l’album, et ensuite ?
C : Trouver un label, sortir l’album, et tourner dans le grand nord. Aller dans la neige.
P : Thomas rêve d’une tournée scandinave, l’idée nous séduit assez.
T : Juste par rapport aux filles (rires). Sinon il nous faut des clips pour lancer le buzz à ce qui se dit.
P : On avait un pote aux Beaux-Arts qui avait réalisé le clip de « Once upon a time in the south west ».
C : Il y a aussi mon pote Loan, un de mes meilleurs amis à Bordeaux. Il a réalisé un court-métrage extrêmement réussi qui s’appelle « Marelles », comme le jeu de la marelle. Ce film est en cours de finalisation. Il a fait un clip pour nous aussi.

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