Dance décadente ou synthpop électrifiante ? GRS CLUB nous livre le secret.

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GRS CLUB, un duo qui porte sacrément bien son nom. Électrifiante, dynamisante, entêtante, leur synthpop a un côté kitsch qui n’est pas pour déplaire. On se remettrait presque au fitness, histoire d’avoir une (deuxième) excuse pour écouter leur album. Les deux bordelais exilés à Paris ont réussi le pari d’injecter à la scène électro-pop française la dose de fureur groovy qui lui manquait. On les a rencontrés à l’I.Boat un soir de novembre, à l’occasion de la release party de leur dernier skeud « Pornocracy ». Histoire de débriefer rapidement avec une formation électro new wave qui monte en flèche… comme une « rocket ».

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et raconter un peu l’histoire du groupe ?

Manu (guitare et chant) : On a commencé en 2009 avec notre premier EP « Galaxy Rainbow », qui était clairement rock-électro et assez brut. On a enchaîné avec le single « Easy Rocket », notre style a alors évolué pour virer vers quelque chose de plus électro. Et puis on a sorti un clip de zombies au même moment…

Bérénice (synthés et chant) : La grosse différence par rapport au premier maxi, c’est qu’au départ on était un formation plus rock avec une batterie, et maintenant nous sommes un duo sur scène, avec des séquences rythmiques et instrumentales. C’est ce qui donne ce côté plus électro que sur nos précédentes sorties.

Comment se passe la promo de « Pornocracy », vous avez eu des retours par rapport à l’album ?

B : Oui on a déjà eu des retours assez positifs par le biais de notre manageuse. Quelques radios nous ont programmés dans leur playlist, donc pour le moment c’est assez positif.

Dans la chronique de « Pornocracy » parue sur Room72, on dépeignait votre style comme étant à mi-chemin entre les ambiances néons de Miami Vice et le mood sautillant de Véronique et Davina. Vous avez ingéré quoi comme musique pour rendre cet atmosphère si fun et vivante ?

M : On écoute pas mal de trucs différents, que ce soit de la new wave comme les New Order ou Joy Division, des groupes très indépendants de post-rock et cold wave, ou encore la scène de Chicago avec Tortoise. Mais on écoute aussi des choses beaucoup plus actuelles comme M-83.

B : Ce son un peu 80’s vient des musiques qui nous ont bercées quand on était gamins, lors de l’explosion des synthétiseurs. Le fait qu’on utilise beaucoup de ces synthés donne cette touche un peu rétro-futuriste, qu’on essaie de retranscrire avec les moyens technologiques d’aujourd’hui, pour obtenir un son plus propre.

Comment a démarré l’aventure avec le label bordelais Boxon Records ?

B : On a rencontré Julien [NDLR : fondateur de Boxon Records] en soirée il y a une dizaine d’années, il n’avait pas encore monté son label et était encore VJ. On avait un groupe pop-rock et on a bien accrochés grâce à notre passion commune pour la musique. Quelques années plus tard, il avait monté Boxon et on s’est recroisés, alors qu’on avait GRS qui était notre projet plus électro. On lui a fait écouter nos productions. Comme il voulait diversifier son catalogue pour ne pas faire que de l’électro pure et dure, on a fini par collaborer ensemble.

Vous avez d’autres projets sur le feu, de nouveaux remixes peut-être ?

B : Pour le moment, on se concentre sur la promo de « Pornocracy ». On sort tout juste d’une résidence à l’Estran [NDLR : association culturelle à Saint Médard en Jalles en Gironde] où on a planché sur notre son, pour l’album et la scène. On va aussi lancer un concours de remixes sur Internet très prochainement.

GRS-Club-Pornocracy

Y’a-t-il des artistes avec lesquels vous souhaiteriez collaborer dans un futur proche ou moins proche ? Vous n’êtes pas obligés d’être réalistes, hein !

B : Ce qui serait vraiment super pour nous, ce serait de collaborer avec M-83 car on a ce projet depuis une dizaine d’années. Je sais pas si c’est vraiment réalisable pour le moment ! (rires)

Pour finir, qu’est-ce qui tourne en ce moment dans vos lecteurs mp3, et quels artistes ou albums vous aimeriez conseiller aux lecteurs de Room72 ?

M : Foals, leur premier album « Antidotes », et leur dernier clip « Inhaler » qui est super carton, on adore.

B : Little Dragon, le premier album.

Découvrez ou redécouvrez GRS CLUB sur leur site officiel et leur Facebook.