SWY Release Party @ Rock School Barbey (Bordeaux 23.10.13)

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 SWY nous invitait à Barbey pour nous faire entendre en vrai le son de leur tout nouvel Ep « Screaming Without Yelling ». Parce qu’on est sage, on arrive un quart d’heure avant l’ouverture des grilles. On attend d’entrer dans la petite salle du club. Petit à petit, le public arrive, tout le monde se salue et se tutoie ; ok, on est dans une grosse réunion de famille ou quoi ? En fait, SWY à Barbey, c’est un peu comme s’ils étaient chez eux. Feu de bois vin chaud et charentaises ? Pas tout à fait.

20h30 pétantes. Sitôt rentré dans la salle, le temps de faire un tour de chauffe avec l’appareil photo au son de l’excellente sélection des deux dj de Tusk. Excellente parce qu’on a l’impression qu’ils ont hacké l’ipod de la rédac (Arctic Monkeys, Editors, Moderat et j’en passe). L’heure avance, les basses remuent de plus en plus le bide, la salle se remplit encore. Ca sent bon. Le temps de fumer une cigarette sur la terrasse et on voit SwY s’activer derrière les barrières. « On y va ! ». En rentrant, la table de Tusk est débarrassée, les lumières s’éteignent et la foule se rapproche du bord de scène. Un coup de baguette sur un pad et un son sorti d’on-ne-sait-où annonce l’arrivée de SwY. Une intro onirique avant d’entrer dans le vif du sujet avec notre morceau préféré de Screaming Without Yelling : « Ego In Their Puddles ».

swy-barbey14Manu nous confie après le concert avoir été très stressé par la préparation de cette soirée. Autant dire que rien de tel ne paraissait sur scène. La set-list se déroulait sans accrocs, jonglant entre les nouveaux titres, ceux du précédent Ep, « Some Wasted Years », et d’autres que l’on suppose inédits. Il était de plus en plus difficile pour nous de prendre des photos tant le public ne décrochait pas du devant de la scène et tant on n’arrivait pas nous même à décoller notre attention du show injecté d’énergie du quatuor. La chemise trempée dès le deuxième titre annonçait déjà une heure et demi trépidante.

Visiblement, leur public fidèle a répondu présent au rendez-vous de façon massive et on avait un peu l’impression de se retrouver au milieu d’une soirée de réveillon dopée au gros son puissance mille. Les interventions entre les morceaux exhortaient la foule à se libérer et à danser, ils rendaient aussi hommage à un chat, traduisaient de façon douteuse les titres de leur morceaux. Bref, la bonne humeur se faisait aussi entendre quand ils se mettaient en action entre un chanteur, excité de la Rickenbaker, un bassiste bien posé, qui déroule son groove sans fioritures, un batteur puissant, pilier dans l’ombre, et un guitariste à qui il était impossible d’effacer un sourire de satisfaction et de fierté à chaque fois qu’il grattait sa Telecaster. Si la solidité du son était indéniable à l’écoute de l’Ep, les voir en live confirme en plus une complicité doublée d’une présence sur scène innée.

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Un petit London Calling et c’est déjà fini. Le temps d’écouter le Dj set de Tusk qui clôture la soirée On repart l’appareil photo chargé, les oreilles qui sifflent et on leur souhaite bonne chance pour la tournée franco-irlandaise. Go.