DELUXE + DIRTY HONKERS @ Rocher de Palmer (Cenon, 19.10.13)

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Ce 19 octobre, le Rocher Palmer nous offre une affiche du plus grand choix : les moustachus de DELUXE du label Chinese Man et les DIRTY HONKERS du label Banzaï Lab ! Une chaude soirée nous attend !

Les Dirty Honkers avaient déjà été conviés pour la soirée anniversaire du label bordelais Banzaï Lab le 13 janvier dernier, mais la fatigue de la rédac avait eu raison de leur passage tardif (après 3h du matin !) et c’est donc avec joie que Room72 se rattrape aujourd’hui, toujours sur la scène du Rocher de Palmer !

DIRTY HONKERS (site + Facebook)

C’est au pas de course que je rentre dans la salle car j’entends que le concert a déjà débuté, et il m’est interdit de rater une nouvelle fois la prestation de ce groupe formé à Berlin mais aux membres multiculturels puisque l’une est canadienne, l’autre israélien et le dernier français (et même bordelais). Je découvre donc sur scène trois extraterrestres au look très clinquant et aux visages aussi expressifs que des humanoïdes. Et pourtant, ça swing tout de suite ! Les deux saxophonistes à chaque bout de scène font véritablement le show alors que DJ Neckbreaka joue du joystick au centre, contrôlant ainsi les sons électro… C’est complètement déjanté et ça part dans tous les sens ! Les artistes changent de tenue, invitent un trompettiste sur scène, s’effeuillent jusqu’à finir en caleçon pour les garçons et short/brassière pour Screechy 2 shoes, DJ Neckbreaka descend dans la fosse pour se rapprocher du public : on ressent vraiment que les trois musiciens s’amusent follement !

Une telle énergie est forcément communicative, les spectateurs témoignent leur extase bras en l’air en laissant échapper des râles de plaisir ! Le groupe ira jusqu’à faire monter sur scène une heureuse élue, qui n’aura pas l’air de s’offusquer des mains plus que baladeuses d’un DJ Neackbreaka libidineux…

Il y a fort à parier qu’on entendra encore parler de l’original ouragan Dirty Honkers au vu des mines réjouies des spectateurs de ce soir. La salle est maintenant chauffée à bloc pour accueillir les tant attendus DELUXE !

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DELUXE (Facebook)

Je prends le temps d’aller siroter une bière pour me rafraîchir et de me remémorer mon premier live de Deluxe ; c’était lors du concert d’ouverture du festival des Campulsations en 2012 à Pessac et c’était juste phénoménal ! Une énergie comme je n’en avais jamais vue qui m’avait entièrement conquise, ainsi que la foule d’éudiants en délire ! J’avoue avoir été un peu déçue de ne pas retrouver cette même énergie démentielle cet été à Musicalarue… Je suis donc impatiente de découvrir le rendu de leur prestation en salle…

En réalité, la sauce prend immédiatement et je suis tellement contente de retrouver en live les titres aussi groovy que « My Game », « Never Lose », ou « Family Show » que j’en oublie mes premiers souvenirs ! Certes, la chanteuse, Liliboy, fait probablement moins d’acrobaties et se trémousse plus raisonnablement, elle joue également moins avec les musiciens, toujours aussi enjoués, mais je trouve que la prestation musicale y gagne grandement. On s’attarde avec plaisir sur sa voix soul un chouia nasillarde, ayant pour écrin de petites fossettes sur ses joues et un regard malicieux, qui la rendent si délicieuse. On se délecte également des solos de Pépé avec sa chemise dorée aux longues franges qui se balancent en rythme… Je ne citerais pas tous les musiciens qui sont au nombre de six, et qui interpréteront des titres funk, jazzy et même hip hop. Nous avons d’ailleurs le plaisir d’avoir en guest star Youthstar, rappeur du label Banzaï Lab, qui a effectué un featuring sur un des titres de leur album « Family Show » !

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Et le public adore ! C’est sur « Superman » que le concert atteint son apogée : on balance tous les mains de droite à gauche, on s’assoit à la demande de groupe (c’est toujours impressionnant de contempler une salle comble de spectateurs accroupis !) et après avoir explosé en un jump, Liliboy se jette dans la foule pour slammer !

Nous avons droit à deux rappels (malgré l’insistance feinte d’un roadie pour interrompre le concert à la fin du premier) et le public termine en reprenant en coeur les fameux « nanananananananana, ouh ! », et s’exécutant dans une dernière danse qui les emportent à droite, puis à gauche… Cette fois-ci, c’est vraiment la fin, et d’énormes moustaches en carton surgissent portés en remerciement de cette magnifique soirée, qui semble répondre à la fameuse phrase qui conclut chacun de leurs concerts : « Si ça vous a plu, revenez moustachus » ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire !