JALLES HOUSE ROCK 2014 (Day 2) : Gush, The Dukes, John And The Volta,…

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Un an qu’on n’avait pas mis les pieds à Saint Médard-en-Jalles pour le Jalles House Rock, mais le souvenir de Nasser enflammant la scène et le public était encore bien vif .

Premier constat : il fait moins chaud et la pluie annoncée attend la toute fin de la soirée pour rafraîchir le site des bords de Jalles. La petite scène a été déplacée à côté de la grande. Comme ça, les plus fainéants n’auront qu’à faire deux pas de côté pour passer d’un concert à l’autre. Comme l’année dernière, ce sont ceux que l’on attendait le moins qui nous filent une rouste et on ne va pas s’en plaindre.

J’arrive à la bourre pour le premier groupe (Hakord) mais juste à temps pour le début du set des vainqueurs du tremplin de cette année : Blackbird Hill. Un duo (c’est la mode) de heavy-blues rock et tout ça. Une guitare et un batterie. L’idée c’est de réduire un max les effets, les éléments superflus pour revenir aux racines du rock. En moins d’une heure, les deux bordelais balancent des riffs qui attirent l’attention du public. L’énergie déployée est sans fioritures, brute et c’est tout ce que l’on attendait. On peut écouter leur Ep sur Bandcamp pour se donner une idée mais il ne fait pas du tout honneur à ce que l’on a vu hier sur scène. Le ton est donné.

BLACKBIRD-HILLX

Transition rapide vers la grande scène en attendant l’entrée de Rufus Bellefleur… Des éléments de décor accrochés aux micros intriguent : une poupée vaudou qui a des faux airs de bonhomme en pain d’épices. Le chevelu, barbu en salopette fait une entrée remarquée sur scène accompagné d’un batteur très démonstratif, d’un joueur de banjo et de deux choristes allumées… « Welcome to the Rufus Bellefleur show » qu’il nous gueule pour entamer son set. Il installe son univers qui sent ses Etats-unis bien profonds et puis, paf, il nous sert un hip-hop du bayou à la sauce acrobaties. Les choristes dansent avec gants de boxe, hula hoop et pompons de cheerlaeders. La parenthèse inattendue du soir.

BELLEFLEURX

Après ce moment ultra chelou, on retourne sur la petite scène pour entendre un groupe que l’on connaît bien : John And the Volta. La voix fragile et mélodieuse ne tarde pas à nous reconquérir. Les nappes de synthé, les beats électroniques ont tout pour nous plaire et le set file jusqu’à l’étonnante et terriblement convaincante reprise de « A Forest » des Cure et l’excellentissime « Paralized » au potentiel live hallucinant. Un moment qui se place dans le top de notre soirée.

JATVx

Et ce n’est pas prêt de s’arrêter. L’ambiance bayou débarrassée de la grande scène, des amplis blancs et des tubes de lumière ont été installés. Quelques courtes minutes d’attente et The Dukes débarquent sans prévenir. Encore un duo guitare-batterie qui propose un rock sans concession. Dès les premières secondes, c’est l’énergie qui prime et il aura suffit d’un coup d’oeil sur l’état d’une cymbale pour s’en convaincre. Le batteur y va de son punch ravageur et le guitariste chanteur n’arrive pas à tenir en place devant son micro si bien qu’il en utilise un placé sur sa gratte pour haranguer le public qui se regroupe devant la scène et très vite se met à bouger, taper du pied. Moins d’une heure de pure énergie qui vient du coeur. L’année dernière, c’était Nasser, cette année, ce sont The Dukes qui nous filent une correction rock dont on aura du mal à se remettre. Malheureusement, le soleil tardant à se coucher ne nous a permis de profiter des projections sur les amplis et sur la grosse caisse qu’au moment des deux derniers morceaux.

The-Dukesx

Allez, on va prendre une bière.

Au comptoir, on aperçoit un truc s’allumer sur la petite scène. Un panneau « The 1969 Club » et un trio guitare-basse-batterie qui lance trois notes. Et c’est parti pour un set éclair qui déverse des flots de basse bien lourde, des riffs écrasants et une voix féminine à faire pâlir les plus enragés . Un seul mot d’ordre : efficacité.

1969Clubx

La nuit est tombée. La grande scène se pare de rouge pour accueillir la tête d’affiche. Gush. « Massive Drums » ouvre le set et pose les bases : les quatre gus hypes proposent une musique dansante et assez envoutante. Ils nous présentent en masse leur nouvel opus « Mira » sorti cette année, à grands renforts de synthés et de voix aériennes. La pop amusante de Gush entraîne le public encouragé à danser par le groupe qui peine à rester immobile, pour le bien de tous. Le deuxième morceau du set, « Siblings », emporte l’adhésion de tout le monde et c’est sans compter les piqûres de rappel du premier album des parisiens dont l’excellent (et funky) « P-Nis ». Oh, tiens, un solo de keytar… Jean-Michel Jarre ? Plus rien ne les arrête.

Gushx

Allez, on va prendre une bière.

Retour à la buvette, à peine le temps de commander, la petite scène s’allume. Le bleu éclaire un guitariste autour de ses machines. Dorian & the Dawn Riders est en place. Comment décrire ce que l’on entend ? Ils disent que c’est psyché. Pourquoi pas. En tout cas ça reste terriblement hypnotique. On est loin de l’énergie brute de The Dukes mais, après tout ça, ça fait un bien fou. Cela dit, ce n’est pas parce qu’il y a moins de sueur que l’expérience est moins intense. Au contraire, les samples et les sons proposés vous agrippent les tripes avec une force impressionnante. Captivant.

D&TDRx

Et, pour finir : Kap Bambino. Un duo électro assez barré. Un mec derrière les machines qui lance des morceaux aux multiples influences allant de la techno des années 90 à la minimale mélangant le tout pour finalement obtenir un son extraterrestre, et puis une chanteuse à l’énergie punk qui saute partout et entraîne encore plus le public qui se lâche complètement, conscient qu’une belle édition du Jalles House Rock est sur le point de se terminer en beauté.

 Retrouvez toutes les infos sur les groupes ici => Jalles House Rock #7 <=