SKIP THE USE + THE POPOPOPOPS @ Krakatoa (Bordeaux, 16.02.13)

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C’est littéralement surexcitée à l’idée de faire partie des 1 200 privilégiés qui ont assisté au concert joué à guichets fermés des énergiques POPOPOPOPS et des si prisés SKIP THE USE que je me suis précipitée rejoindre le Krakatoa le 16 février dernier.

THE POPOPOPOPS (site web)

J’avais déjà eu la primeur de découvrir The Popopopops en tête d’affiche du festival Indiecator qui s’était déroulé en plein air sur les quais des Chartrons à Bordeaux en juin 2012, juste avant un formidable déluge qui empêcha le dernier groupe programmé, moins chanceux, d’officier… J’avais véritablement apprécié leur pop-rock dynamique teintée de tonalités parfois plus post-rock ou plus new-wave qui font de leur style quelque chose d’indéfinissable comme ils se plaisent à le dire eux-même.

Le public souvent réservé quant à l’accueil des premières parties, se laisse joyeusement embarquer et c’est sans difficulté ce soir que The Popopopops (en référence à la chanson «St Denis Style» de NTM) réussissent à le dérider ! L’auditoire devient volontiers chœur pour reprendre un «Oh yeah» sur «Dance Tonight», tape des mains en rythme sans s’interrompre, manifeste bruyamment son enthousiasme à la fin de chaque titre et laisse même s’échapper un «oh !» de déception non feint à l’annonce de la dernière chanson, «My mind is old»  qui mélange de manière enivrante la voix de chaque musicien.

Afin de prolonger cette rencontre, les spectateurs se ruent au stand merchandising du groupe qui, dévalisé, sera en rupture de stock de leur EP. Qu’à cela ne tienne : pour les moins chanceux, rendez-vous le 25 mars prochain pour découvrir leur premier album et à l’automne pour les retrouver en tournée en France.

SKIP THE USE (site web

À peine le temps de faire dédicacer mon EP des Popopopops que les premières notes de l’endiablé «People in the shadow» retentissent dans la salle ! Je ne veux pourtant pas rater une seule miette du concert de Skip the Use que j’ai découvert il y a plus d’un an au Florida d’Agen, alors que nous entendions tout juste sur les ondes le tube qui les a fait connaître au grand public «Give me your life».

J’avais été littéralement époustouflée par leur énergie démesurée, la variété de leurs influences (rock, électro, métal, ska et punk) et leur simplicité en dehors de la scène. C’est ainsi que Jay, le bassiste et meilleur communicant du groupe, m’apprendra leurs origines lilloises et leur long parcours dans une formation au départ punk sous le nom de «Carving» (ce qui explique certainement pour partie leur étonnante vitalité et leur maîtrise de la scène !).

En bref, je n’attendais qu’une seule chose, les retrouver au plus vite dans une salle bordelaise… et ma patience a été mise à rude épreuve avec une première date annoncée pour décembre 2012, repoussée à début février 2013 pour finalement être arrêtée ce soir.

J’entre donc dans la grande cour de récréation avec Mat Bastard comme meneur de jeu ! Et quand «Jacques à dit», le public s’exécute avec entrain ! C’est ainsi que nous assistons à un considérable mouvement de foule de droite à gauche (et «Jacques» interpellera plus particulièrement les spectateurs au balcon «qui vont en chier leur race») sur «Give me your life», que des centaines de personnes dansent à la manière de Carlton (NDLR «Le Prince de Bel Air») ou de Ben l’Oncle qui saoûle sur «She’s my lady», que le public s’accroupit puis explose comme un seul crew pour prouver que nous sommes encore capable de faire des choses ensemble, et qu’il fera des vocalises à la manière de Metallica.

Cependant «Jacques», enfin Mat, loin d’avoir la grosse tête, n’oublie pas ses musiciens qu’il surnomme affectueusement ses «Michel», les techniciens en backstage, Julien 1 et Julien 2 qu’il invite à la lumière des projecteurs sur la reprise de Blur «Song 2», rend enfin divers hommages dont celui à Manu Guiot, l’ingénieur son qui a accompagné le groupe dans son ascension vers la notoriété.

C’est avec regret que nous comprenons que l’allégresse touche à sa fin… Et c’est en apogée que le concert se termine avec l’explosif «Bastard song» qui déchaîne les foules. Les lumières se rallument, les spectateurs quittent la salle à contre coeur et c’est en nombre qu’ils restent témoigner leur reconnaissance aux musiciens venus à leur rencontre pour partager l’émotion.

Leur tournée touche pratiquement à sa fin (elle se prolongera sur quelques manifestations estivales) et tout ce que nous pouvons leur souhaiter après un album disque d’or, également récompensé dans la catégorie album rock aux victoires de la musique 2013… c’est de rapidement renouveler ce pur moment de délire avec des titres inédits !!!